30.06.2008

Le travail c'est la santé !

Il s'agit de rénover une villa afin de la mettre en location. Le propriétaire l'a acheté pour sa fille, pour lui procurer ainsi un bon investissement. Il a aussi un fils pour lequel il a le même projet. Vous en déduisez, bien entendu, qu'il n'est pas rmiste ce brave homme. En effet, il est chef d'entreprise : une fabrique de chocolats !
C'est un ancien cuisinier, qui aime le travail manuel, et qui est un peu hyperactif...
Résultat : la rénovation se fera en famille(pour que ça coûte moins cher et que ça forme la jeunesse!)en nous employant à moindre coût, mais de façon honnête et conviviale.
On a pas chômé, dès le lendemain : pose de laine de verre et de placoplâtre, réaménagement du terrain extérieur, ratissage et tranchées... Dur dur de se remettre au boulot, assez physique en plus!
Donc, pendant un mois on a bien bossé, bien dormi, on a été bien accueillis, on est devenus des pros de la peinture en tous genres, du creusage de tranchées(Jérôme) et de la pose de gazon en plaque.
On a pu explorer la pénisule de fleurieu, découvrir des endroits extraordinaires : des collines verdoyantes plantées d'oliviers et d'eucaliptus, des bords de mer superbes et sauvages. On a eu de la chance de rencontrer cette famille avec qui nous avons partagé de très bons moments.
Le travail se termine le 28 mai, on en profite pour ajuster Bilou pour la route : réglages et ajout de feux, commande d'une durite(qui n'arriva jamais!)
Mais rien ne peut être simple... alors Graeme se met en tête de nous aider(il nous a enlevé une épine du pied car nous n'étions pas équipés pour les réparations), cependant c'est à sa façon qu'il a réparé... et jusqu'à 10h du soir! Bref à grands coups de perçeuse, de marteau et de colle, avec des rajouts par ci, par là, on y arrive enfin!
Le samedi 31 mai, c'est le départ, Graeme et sa femme Joy nous ont fait un gentil cadeau de remerciements(vin, chocolats, canne à pêche et chaussures...), on se dit aurevoir, et, snif, snif, on met le cap vers Sémaphore, notre ville fétiche !
Au programme : Ciné et fish and chips !!!

18.06.2008

Aventures en peninsule...

Nous voilà au 24 avril, je sais, même en mise à jour du récit, chuis pas très vive.... Quels objectifs pour les prochains jours....? Une conclusion s'impose à nos réflexions : demain c'est Anzac day, jour férié, on sait pas trop ce qui sera fermé ou pas, et après nos péripéties de la veille, ben, on va rester prudents! Donc, ce sera camping avec courant électrique(powered site) pour recharger nos appareils, camp kitchen pour se cuisiner de bon petits plats, et, douches chaudes pour se pomponner!

Sur la carte, une seule option : Kingston SE

"La" ville de la langouste géante !

Je lis sur vos lèvres.... mais non, on en a pas mangé! Le fish & ships c'est trop bon et beaucoup moins cher !!!

Il n'y a qu'un camping(qui fait les prix sans concurence...), cher mais bien, on se câle, et le mauvais temps arrive...

Après 2 nuits de bon repos, mon Jérôme au volant sous la pluie et le vent, sur une route en pente, dans un paysage camarguais, nous sommes en chemin pour Adélaide.

Adélaide, est une ville d'environs 1million d'habitants, c'est vivable.

Nous nous fixons dans un camping pas très loin du centre ville(donc cher) pour 4 jours, histoire de se chercher du boulot, et de régler le report de ma date de visa. En ce lieu, nous découvrons la race indigène de pigeon : le pigeon punk, qui cohabite avec la famille des 'heckle & jeckle' sorte de corneille(qui n'en est pas) à dos gris. Ce petit monde à l'affut de toute activité culinaire, bien entendu.

On se déplace assez bien en bus, la ville est verte, on ne s'y perd pas. On traque les renseignements pour du travail dans les backpackers, on a des pistes. Je me frotte à l'administration australienne qui n'a rien à nous envier : paperasse et files d'attentes et paperasses et files d'attentes.... Bref, je paye un surplus pour rallonger mon visa jusqu'à fin septembre sans avoir à sortir du territoire au bout de 3 mois... Ca m'apprendra à mieux préparer mon voyage !

On inscrit mon homme par internet pour postuler à la cueillette d'oranges, on appelle les intermédiaires pour en savoir plus, mais la saison risque d'être retardée à cause du mauvais temps.

Ah, oui, il pleut depuis qu'on est arrivés, et ça faisait des mois qu'ils attendaient cela !

On a une proposition d'un boulot de peinture et rénovation, pas bien payé, mais logés et peut être nourris, sur la côte... On donne notre numéro, on sait jamais.

Donc on se dit qu'en attendant des réponses, on va visiter le coin, et on arrête de donner des sous au camping! Direction : Port Adelaide

joli petit port vieillot, il fait pas beau mais on décide d'aller voir les dauphins aux points d'observation.... ils étaient pas là!

Mais dans notre périple, on découvre Sémaphore : une petite bourgade assez kitch, avec un vieux cinéma du début du siècle, où les séances sont à 7$, les endroits gratuits pour dormir près de la plage corrects, donc on y reste pour la nuit.

Le lendemain, à peine réveillés, on a un message, pour le boulot de peinture. On déjeûne et on part pour Adélaide, on prend les renseignements, le numéro de téléphone de l'employeur, un repas, de l'essence, et en route pour la Fleurieu peninsula!

Après une route au travers de collines assez arides, on y est à la nuit, le propriétaire nous attends. Il est très sympathique, se présente : Graham, nous fait visiter, nous explique le travail qu'il y aura à faire et on se mets daccord pour un essai de deux jours.

Il nous avait préparé notre chambre dans la maison en rénovation... mieux qu'à l'hotel!

10.06.2008

Warnambool-Robe

Après un stop d'une nuit avec douche bien chaude et un pti tour à la library(les bibliothèques sont toutes équipées d'internet avec un accès gratuit, mème pour les estrangers!), nous repartons.
Nelson nous attends les bras ouverts, c'est une ville minuscule, mais dotée d'une bien belle réserve côtière. Encore une nuit étoilée rien que pour nous au milieu de la nature. Nous roulons, nous roulons... jusqu'à Port Fairy, où je voudrais voir le phare qui est situé sur une presqu'île protégée...
Protégée, certes, elle le fut... c'est une réserve de nidification pour oiseaux marins, dont nous avons rencontré que des cadavres !
Le phare, la nature au soleil.... et des animaux mort.
on a quand mème apperçu nos premiers wallabies vivants... de loin !!!
A la suite de cette longue ballade d'environ 2,5km, la faim nous gagne et nous pique niquons sur le bord de l'eau, prévoyant un arrêt pour la nuit à Robe, un joli port bordé de longues plages...
La voilà la vraie aventure de la journée !!!
Je m'explique :
Le soleil commence à rejoindre l'horizon, nous cherchons un endroit tranquille où dormir, chemin faisant, nous observons qu'il est autorisé d'aller sur la plage en voiture... Nous sommes tentés, et bien que j'avertisse mon homme de mes souvenirs d'ensablages(familiaux) en camargue, nous y allons quand mème...
Evidemment, c'est trop bon de rouler sur la plage au soleil couchant, on croise quelques 4X4, des pêcheurs, la piste se creuse de plus en plus.... et plaf! Nous voilà ensablés jusqu'à mi-roues !
Heureusement juste à côté d'un pêcheur... qui n'a pas pu trop nous aider.
Un petit stress me gagne, car nous sommes près de l'eau, et je ne connais pas la hauteur des marées... Pendant que Jérôme s'active à creuser et chercher du branchage, je trottine vers un 4X4 que nous appercevons au loin pour demander de l'aide. Bien sur, quand j'arrive à 200m de lui, il démmarre et disparait derrière les dunes, sur un piste impraticable pour nous... pffft!
Je m'en retourne dépitée, le van reste coincé malgrès tous nos efforts... Les dernières lueurs du jours et le pêcheur va s'en aller au moment où nous voyons une paire de phares arriver. Heureusement, dans ce pays, il y a des rangers qui sillonnent les plages pour dénicher les couillons qui restent scotchés sur le sable !!!
Ce monsieur, bien que sentant très fort la bière, et malgrès un accent très touffu, est là pour nous sauver : il attache notre véhicule à son engin, me donne des directives nébuleuses(je suis au volant), et après deux essais avec secousses sismiques... miracle, on est sortis du trou !
Bien entendu, il nous suit jusqu'à ce que nous soyons sortis de la plage par sécurité, puis un coup de klaxon pour se dire aurevoir, et il file... Waouh!
On décide de dormir tout simplement sur le parking de la plage en bon vieux goudron... ça nous apprendra !
Que d'émotions ! Vivement demain pour d'autres aventures...

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